Les évêques polonais ont comparé l'interdiction de crucifix dans les écoles en Italie à un totalitarisme, et demandé à l'Union européenne de se prononcer clairement sur cette question, dans une lettre aux fidèles lue dimanche dans les églises de Pologne.

"Que les institutions européennes centrales répondent de façon claire: au nom de quoi toutes les extravagances trouvent-elles leur place en Europe, alors qu'il n'y a pas de place pour le Christ? Pourquoi permet-on, comme aux moments les plus sombres du totalitarisme, que les chrétiens soient insultés et voués aux gémonies?", ont insisté les évêques polonais.

"L'Histoire a prouvé que celui qui luttait contre la croix tout en endossant l'habit de défenseur des droits de l'homme, s'avérait à chaque fois être finalement un tyran", ont déclaré les évêques, selon lesquels il est impossible de bâtir l'Europe sans ce symbole chrétien.

Au début du mois de novembre, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à Strasbourg avait jugé la présence de crucifix à l'école contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.

Ce verdict a été rejeté par la majorité de l'opinion publique en Italie. Il a aussi été critiqué en Pologne, pays catholique à 90%, mais la gauche post-communiste polonaise l'a accueilli favorablement.

L'épiscopat polonais avait déjà condamné fin novembre le verdict de la CEDH, et protesté contre "l'hostilité qui s'était manifestée en Pologne à cette occasion envers ce symbole".


Source : La Croix / AFP

Lu sur "Veille Education"