Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 07:00

Je vous donne à lire une partie de l'interview du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, curé de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul à Marseille, concernant les "oeuvres" récentes qui blessent la foi de l'Église et touchent le visage du Christ. Interview dont vous trouverez l'intégralité dans le dernier N° papier de "Famille chrétienne"

 

Le christianisme est la plus agressée de religions. Pourquoi selon vous ?

Le Démon n'aime pas la vérité, et comme il sait que le christianisme en est le visage authentique, il tape dessus ! Voilà pour la raison surnaturelle.

Maintenant, je pense que, dans l'esprit de nombreux de nos contemporains, demeure l'idée que l'Église empêche l'homme de vivre comme il l'entend et le contraint à suivre scrupuleusement ce que Gide appelle "la moraline", à savoir la prescription réglementée de la manière dont il faut se conduire du lever au coucher, et surtout durant la nuit quand les corps s'étreignent...

Et poutant...plus amoureux de la liberté que Dieu et Son Christ, vous ne trouverez pas !

 

Quel contrepoids utiliser ?

Il faut essayer - et ce sera long - d'anéantir dans les esprits cette perception faussée des exigences de la foi chrétienne, qui, de fait, s'abritent toutes sous la volonté d'aimer très fort et concrètement.

Que face à des lois qui tuent la vie dans l'oeuf ou dans le corps épuisé des vieillards qui respirent encore, nous intervenions avec force, cela va de soi, mais ensuite, baissons un peu l'abat-jour sur la vie intime des personnes, tout en demeurant soucieux de la fidélité à l'amour vrai, et vous allez voir si Notre-Seigneur va grandir en séduction dans le coeur de l'homme !

 

Comment concilier ces deux exigences : la liberté de l'artiste et la liberté de conscience des chrétiens ?

Mais où en sommes-nous ? Sous quel régime dictatorial vivons-nous ? On tue les saddam, les Kaddhafi, on soutient les insurgés de tout poil jusqu'à les canoniser parfois, et la jeunesse catholique devrait se taire alors que les autres partis en présence, artistes et autres subventionnés, reçoivent de l'état le droit inattaquable au porte-voix ! Ce n'est pas juste.

En outre, des centaines de milliers d'exemplaires de Mr Stéphane Hessel viennent de se vendre de par le monde avec pour titre "Indignez-vous !" et là, tous se ruent sur le texte, on l'encourage, on l'applaudit à tot rompre, mais les catholiques, eux, n'auraient pas le droit de s'indigner ?

Les catholiques, et les autres d'ailleurs, feront bien, dans les années à venir qui s'annoncent très chaudes, de préserver leur droit en mettant en oeuvre leur indignation.

 

Mais que faîtes-vous de la liberté d'expression ?

On ne peut tout avilir, en banalisant ce qui est tout simplement beau, et qui depuis 2000 ans irrigue la conscience humaine. Que l'artiste soit libre d'exprimer ce qu'il porte en lui, très bien, mais qu'il réfléchisse aussi à sa lourde responsabilité. Pas de censure, mais de l'intelligence des 2 côtés, et du respect.

 

Ne faut-il pas tendre l'autre joue plutôt que de sortir le glaive ?

Un être attaqué dans ses convictions, dans sa foi, dans sa personne, peut très bien décider de ne pas réagir, et d'avancer comme le Christ Agneau vers l'abattoir. Mais cela concerne la personne elle-même qui peut aller jusqu'à choisir de mourir, comme ce fût le cas de tous les martyrs, sans élever la voix, le sourire aux lèvres, le courage dans le ventre.


Cependant, en ce qui concerne l'avenir des autres qui sont à côté, "chacun est responsable du monde entier" comme le dit gravement le Talmud. Ici, le Christ attend notre présence, active, patiente et pacifique.

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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 06:30

vendee.png Je vous invite à lire cet interview de Renald Sécher interrogé par "la nef"

Reynald Secher réalise, depuis plus de vingt ans, un travail remarquable sur l’histoire des guerres de Vendée. Il publie aujourd’hui un nouveau livre qui fait l’effet d’une bombe dans le paysage de l’histoire officielle, en apportant toutes les preuves d’un génocide organisé.  Il répond aux questions suivantes :

Dans quelles circonstances avez-vous commencé vos recherches sur les guerres de Vendée et pourquoi ce choix ?


En 1986, vous avez publié Le génocide franco-français, la Vendée-Vengé : comment ce livre a-t-il été perçu ?


Quelle est la définition du génocide ? Pourquoi ce terme peut-il s’appliquer au massacre des Vendéens ?


Vous avez beaucoup travaillé sur la question des responsabilités dans ce génocide. Quelle est la thèse officielle et quelle est la vérité ?


Vous publiez aujourd’hui un nouvel ouvrage intitulé Vendée : du génocide au mémoricide. Qu’apporte-t-il de nouveau sur la question ?


Votre livre bouleverse la lecture de l’histoire de la Révolution. Comment appréhendez-vous les réactions qu’il risque de susciter ?

 

Reynald Secher : " Vendée, du génocide au mémoricide, Mécanique d’un crime légal contre l’humanité", Cerf, coll. « Politique et démocratie », 2011, 446 pages, 24 e.

La première partie de "A propos de la Vendée" est ici.

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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 14:04

christ-caillaisse.pngLes provocations antichrétiennes nourrissent l’exaspération de plus en plus de catholiques. Au risque de favoriser leur repli sur soi ? L’Église peine à trouver la réponse.

 

Pour le journaliste Marc Baudriller, auteur d’un livre sur les Réseaux cathos (Robert Laffont), l’affaire Castellucci « révèle une fois de plus qu’un fossé s’est creusé entre la majorité des Français, issue d’une société largement déchristianisée, et la petite minorité des chrétiens. En France, les minorités sont respectées. Toutes, sauf la minorité catholique. Pourquoi ? Parce qu’elle est encore perçue comme une majorité, une puissance à déboulonner. Alors qu’elle est redevenue le fragile troupeau des débuts du christianisme »…

 

« Que voyons nous ? Des jeunes qui manifestent depuis plusieurs jours, une mobilisation qui ne faiblit pas, une médiatisation croissante », analyse Pierre-Marie de Berny, président de la société Vélite Influence, spécialisée dans le renseignement économique et les opérations d’influence.  Un succès technique, qui divise pourtant profondément les catholiques. Nombre d’entre eux ne partagent pas l’avis de Civitas sur la pièce de Romeo Castellucci et s’interrogent sur la conduite à tenir lorsqu’ils sentent leur foi attaquée, sans céder à la tentation communautaire.

 

Distinguant l’Église de ses fidèles laïques, Pierre-Marie de Berny estime :

  « l’institution a été dépassée, dans cette affaire, par un phénomène communautaire dopé par les réseaux sociaux. L’absence de prise de position précoce et claire a favorisé l’expression désordonnée d’une exaspération partagée par de nombreux jeunes catholiques. Les évêques ont pour la plupart grandi dans une société qui n’était pas déchristianisée, à la différence des jeunes cathos, partout minoritaires. Il est urgent qu’ils le comprennent et se réconcilient avec les nouvelles pratiques de leurs ouailles ».

Source et intégralité

 

 

 

 

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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 06:30

golgota_picnic.jpg Je vous propose de lire cette lettre rédigée par "Pneumatis" que je remercie de son autorisation à la publier sur mon blog. Vous pouvez vous en inspirer pour vous aussi faire entendre votre voix ! Si je ne suis pas toujours ok avec lui, il m'apparaît que son initiative est positive : alors, pourquoi ne pas appuyer ?

 

Madame, Monsieur,

 

A partir du 8 décembre, la pièce Golgota Picnic, mise en scène par Rodrigo Garcia, sera jouée au théâtre du Rond-Point à Paris dans le cadre du festival d’automne qui co-produit cette oeuvre. Dans cette pièce, l’auteur entend démontrer que l’iconographie chrétienne est l’image même de la terreur et de la barbarie. Par le détournement de cette iconographie, il suscite la peur de la culture chrétienne, représentative pour lui d’un monde d’hyperconsommation, pour mieux pouvoir la dénoncer.


A travers cet amalgame entre la culture chrétienne et la terreur, la pièce dénigre non seulement les racines culturelles de notre pays, mais viole également le fondement cultuel des chrétiens. Dans un pays qui attache autant d’importance à la liberté d’expression, la critique des religions est un droit qu’il ne convient aucunement de remettre en cause. Cependant, cette critique ne devrait évidemment faire l’objet d’aucun financement ni d’aucune promotion publique, eut égard au principe de laïcité. Car de même que la république ne subventionne aucun culte, il va de soi qu’elle n’a pas non plus à en financer le dénigrement ni l’insulte.


J’attire votre attention sur le fait que l’auteur de la pièce use sciemment de ce dénigrement à des fins mercantiles, puisqu’il dit lui-même dans un entretien pour le festival d’automne parisien : « Mes pièces sont toujours mal reçues. Une bonne partie du public est bête : il continue à remplir les théâtres, parfois juste pour réprouver ce qu’il voit. […] En ce qui me concerne, le comportement de ces gens porte ses fruits : vu qu’ils paient leur billet d’entrée, ils nous permettent de gagner de l’argent pour vivre. » Voilà ce que vous dit l’auteur de cette production du festival d’automne parisien.


A l’exemple du récent rassemblement interreligieux à Assise, où plus de 300 dignitaires de toutes les religions, ainsi que des non-croyants, étaient réunis, l’heure est plus que jamais au dialogue et à l’amitié, dans le but commun de servir la paix. Aussi, vous conviendrez que de contribuer financièrement à un fond de commerce, dont le produit a pour vocation de nuire à la paix entre les chrétiens et les non-chrétiens, est pour le moins contraire à l’esprit d’un pays qui se veut profondément humaniste, soucieux de la paix et du respect de chacun.

 

En vous remerciant pour la considération que vous porterez à ce message, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Lettre envoyée pour l'heure au ministre de la culture et à son secrétariat général, ainsi qu'à la mairie de Paris.

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 18:12

logo.png Le collectif Audace 2012 (site) compte désormais 84 associations représentant 690 000 sympathisants, selon François Billot de Lochner, son président, un constat d’huissier attestant de la réalité de ces chiffres à l’appui.

 

« Nous visons désormais le soutien d’un million de personnes, au travers de plus de 100 associations, nous permettant de rencontrer tous les partis politiques avec une forte crédibilité », indique-t-il. Audace 2012 a envoyé son manifeste à l’Elysée, au gouvernement, aux députés et aux sénateurs. Le collectif rencontrera toutes les formations politiques avant Noël. Son objectif est de « peser le plus possible auprès des candidats à l’élection présidentielle en 2012 ».

 Source

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 13:00

Si pour moi les spectacles "Sur le concept du visage du fils de Dieu" et "Golgotha Picnic" m'apparaissent justement condamnables et les manifestations publiques légitimes, sous réserve que les intentions soient sous tendues par le service du bien commun comme je l'ai écrit,  voilà une information  qui fait que je ne répondrai pas à l'invitation à manifester de Civitas : le nationalisme n'a rien à voir avec le vrai sens de la nation. Ce qui ne m'empêchera pas d'être présent à Rennes ce 10 novembre...il y a d'autres invitants. 

 

"Il est vrai aussi que la majorité de nos responsables politiques, par idéologie ou par crainte, ne parlent plus de la France en tant que culture. Non, ils nous parlent de démocratie, de république, de droits de l’homme et du citoyen…mais jamais ou presque de cette réalité historique et charnelle qu’est la France, sauf pour en rappeler les heures sombres et/ou à faire coïncider la nation française aux principes hérités de la révolution et de la philosophie des lumières, et uniquement à ceux-là.

 

Parmi ceux qui en parlent autrement, la nostalgie des temps anciens ( de mon temps…) ou les discours réducteurs ( la France aux français ) l’emportent bien souvent.

 

Plutôt que de vouloir rendre la France aux français ou regretter le temps passé, il vaut mille fois mieux leur montrer combien leur culture est aimable. Pour la mojorité d’entre eux, ils ne la connaissent pas. Comment peut-on aimer si on ne connaît pas ?

 

Ce qu’il nous faut vraiment retrouver, promouvoir, encourager et vivre, c’est une attitude et un comportement d’amoureux ! Les vrais amoureux ne sont ni transis, ni nostalgiques du temps passé, ni peureux. Les vrais amoureux sont brûlants, tournés vers l’avenir, soucieux du bonheur des autres, confiants et conscients ! Les vrais amoureux donnent avant même de recevoir! Les vrais amoureux combattent, y compris contre eux-mêmes, pour que le beau et le bien l’emportent sur le laid et le mal, en acceptant d’en payer le prix !"

 

Source et intégralité

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 11:15
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 06:30

couvlutherbenoit.jpg"Christianophobe, Roméo Castellucci ? Il ne m'appartient pas de le dire, mais hérétique certainement. "

 

"Une pièce de théâtre dont le titre est "Sur le concept du visage du fils de Dieu" a été jouée au Théâtre de la Ville à Paris. Un très beau portrait du Christ d'Antonello da Messina trônait dans le fond de la scène. L'auteur Roméo Castellucci veut donc nous parler de Jésus. Soit! Mais voilà que ce qui se passe sur scène crée la perturbation. Les perturbateurs sont qualifiés d'extrémistes catholiques par les voix qui ont le moyen de se faire entendre. Pour d'autres, plus modestes dans leurs pouvoirs, il ne s'agit que de catholiques de diverses sensibilités. Je me garderai de trancher cette question, n'ayant pas l'autorité nécessaire pour cela. De même que je ne donnerai aucun qualificatif à cette pièce de théâtre, des voix épiscopales s'étant prononcées. L'une d'entre elles conseille à juste titre de se reporter aux propos mêmes de l'auteur sur sa pièce pour comprendre ce qu'il a voulu dire. Je m'empresse donc de suivre ce conseil me limitant à ce qui nous est dit de Jésus Christ. Je ne me permettrais pas d'ajouter quoi que ce soit à une parole d'évêque, surtout quand elle est estimée. Je veux simplement attirer l'attention sur un point qui ne me semble pas assez exploré, en me disant que si Dieu a bien voulu parler à un prophète (Balaam) par une ânesse, il peut aussi passer par l'intermédiaire d'un curé pour attirer l'attention épiscopale sur un point de théologie. Ceci concerne l'abaissement du Fils de Dieu dont cette nouvelle création artistique veut témoigner. Je connais bien le chapitre 2 de l'épitre de saint Paul aux Philippiens et sa signification.

Ce que l'apôtre écrit sur la kénose (mot grec signifiant se vider) ne signifie aucunement une perte de substance divine, mais plus simplement l'abaissement dans l'incarnation, le Christ Parole éternelle de Dieu prenant la forme d'un serviteur. Car si ce vide signifiait l'abandon de la divinité, Jésus ne serait pas né Vrai Dieu et vrai homme, et c'est à tort que l'Église au Concile d'Éphèse aurait proclamé la Vierge Marie Mère de Dieu !"

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Publié dans : Castellucci et consorts
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 18:26

fra.pngJamais aucune grande exposition n’avait été consacrée en France à Fra Angelico. Le musée Jacquemart-André vient combler ce manque en exposant près de 25 œuvres du peintre-moine et autant provenant d’artistes l’ayant influencé, offrant ainsi au public une synthèse exceptionnelle de ce qui fait la spécificité de son art.

 

Florence, au début du XVe siècle, est en plein essor économique. De cette prospérité naissent de nombreux chantiers architecturaux et un climat artistique en ébullition. Si les débuts de la vie de Guido di Pietro, futur Fra Angelico, ne sont pas bien connus, il est certain qu’il a été fortement influencé par le bouillonnement économique, culturel et religieux de l’époque. Formé dans l’atelier du moine Lorenzo Monaco, l’éducation artistique de Guido s’est faite au moment le plus intense et qualitativement le plus élevé du gothique tardif. Ses premières œuvres, exposées au musée Jacquemart-André, notamment les très belles Thébaïdes, montrent l’influence du maître sur l’élève : très vite, il apprit à maîtriser ce style brillant, raffiné, caractérisé par la délicatesse des courbes, l’éclat de l’or et des couleurs. « Il aurait pu fort confortablement demeurer dans le monde et ajouter à sa fortune tout ce qu’il aurait voulu par la pratique de ces arts qu’il posséda à fond dès son jeune âge ; mais il était par nature porté vers la douceur et la bonté ; pour son bonheur et sa tranquillité, et surtout pour le salut de son âme, il préféra se faire religieux chez les frères prêcheurs » écrit Vasari dans ses Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes. Guido devient donc Fra Giovanni – le père Domenico da Corella, prieur de Santa Maria Novella, lui adjoindra après sa mort le qualificatif d’Angelico – dans le couvent de l’observance dominicaine de Fiesole, qui prônait le retour aux règles d’origine de l’ordre et appelait à une plus grande spiritualité. Spiritualité dont Fra Angelico, fidèle à l’idéal dominicain, et habité par une foi profonde, fera la matière même de ses œuvres.

 

Fra Angelico et les Maîtres de la lumière, jusqu’au 16 janvier 2012. Musée Jacquemart-André, 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris. Tous les jours, de 10h à 18h. Tél. : 01.45.62.11.59 ou www.expofraangelico.com

Source

Publié dans : Histoire & Culture
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 06:30

   Therion 2001 SecretoftheRunes cover  Je conclue mon topo dont le fil est ici

"Le Barde"

CONCLUSION 2 - Témoignages

 

a)  J'ai 30 ans, Je suis fan de Heavy Métal depuis toujours, je joue de la Guitare dans un groupe de Rock.


Il y a 6 ans je me suis converti à la religion catholique et j'ai pris conscience de la violence de la haine qu'inspiraient certains groupes de Métal. Ils sont capable juste avec leurs musique de détruire un jeune non-averti en le plongeant dans une culture de mort, et le mener petit à petit vers la pornographie, les drogues, la perversion, la dépression, la haine de l'autre, le suicide...

J'ai baigné dans cette culture pendant des années et j'ai été détruit au plus profond de mon être. Le souvenir de cette souffrance est encore présent en moi et on imagine pas à quel point l'amour du Métal peut être destructeur. On ne vois pas la chose venir et un jour la destruction est si complète qu'il ne reste que le suicide.

La foi catholique et ma conversion m'ont permis de sortir de cet engrenage et de tout reconstruire.

Aujourd'hui, je suis marié, j'ai deux enfants de 1 et 2 ans et je travaille comme Ingénieur.

Je n'ai pas pour autant abandonné ma passion pour la gratte et le Heavy Métal mais je l'écoute avec vigilance.

Tous les groupe de Métal ne sont pas forcément mauvais. mais les groupes sataniques et néo-nazi sont à exclure à tout prix!

 

b)  Voilà jour pour jour 2 ans que Dieu m'a sortie des enfers dans lesquels je m'étais laissée tomber.


Trois ans auparavant, je suis tombée amoureuse d'un jeune passionné par le "métal". Sa vie tournait autour de cette musique et de toute l'idéologie l'entourant. Je dois dire que les métalleux sont pour la plupart des personnes en quête de valeurs telles que l'honnêteté, l'honneur et ont une certaine morale. Toutefois, ils éprouvent le besoin de rejeter la société et finissent par se croire supérieurs aux autres. Pour ma part, je n'entrais pas dans cet univers qui pourtant me fascinait tant il est puissant.

Après quelques années, j'ai décidé de rompre avec ce garçon, et ce fut le top-départ pour l'enfer. Le plus souvent, lorsque le chagrin vous submerge, il est plus facile de laisser la colère vous envahir. C'est ce que je fis. Je passais mes journées à écouter du Métal Symphonic ou du Heavy métal (Nightwish, Within Temptation, Manowar...etc). En général, je n'aimais pas du tout les chansons violentes, mais par contre je me laissais comme envouter par celles qui étaient mélancoliques et du genre romantiques (cimetières, univers elfique, sentiments obscurs). Les voix d'opéra des chanteuses me lacéraient littéralement le cœur, et ne firent qu'accentuer ma peine. Ce n'est pas en chantant la mort, qu'on peut la vaincre.


Ensuite, j'en vins à me haïr d'une telle manière que la moindre parcelle de mon corps me faisait horreur, je me vomissais du plus profond de mon cœur. Puis, de là, je me mis à détester Dieu. Ma haine était telle que je ne supportais plus aucune conversation sur l'Eglise, Dieu, ou la Sainte Vierge. Aller à la messe chaque dimanche me rendait malade. Je ne supportais plus mes parents, et les disputes avec mon père étaient quasi quotidiennes.
Personne ne voyait ma souffrance, personne ne réalisa que je sombrais jour après jour dans les ténèbres. Alors je commençais à m'habiller de noir, et à me maquiller les yeux de manière prononcée. Mes vêtements étaient comme le reflet de mon cœur; je me sentais provocante, forte et protégée.
Mon dégoût de moi-même s'accentua tant, que je passais mes soirées enfermée dans ma chambre à écrire des poèmes sombres, à écouter du métal. Je retardais toujours plus le moment de m'endormir car alors, les angoisses s'emparaient de ma tête et de mon cœur. Et là, dans le silence, je hurlais mes angoisses, en m'étouffant dans mon oreiller. Jusqu'à ce que je trouve un moyen ou plutôt une fuite plus efficace pour me calmer : l'automutilation.


Il est difficile de comprendre les gestes d'une personne qui trouve du réconfort et du plaisir dans la scarification : on va dire que se blesser libère de toute pensée négative, et que le fait de contrôler sa souffrance physique (contrairement à la souffrance morale) rassure. Enfin... rassure 5 minutes. Cette maladie qu'est l'automutilation, est comme le seul moyen de fuir sa propre folie. Car je devenais folle.


En avril 2009, des amis m'emmenèrent avec eux vivre le Triduum pascal, dans une communauté religieuse. J'avoue que je n'y allais que pour être en présence de leur famille. Vivre 3 jours au milieu de familles catholiques et assister à tous les offices religieux fut pour moi un vrai calvaire, surtout que l'on insistait auprès de moi pour que j'aille rencontrer un prêtre dans la Confession.


Mais Dieu m'attendait. Le Samedi Saint, je pris la décision de confesser 3 petits péchés afin de faire comme tout le monde.... je suis restée 30 minutes dans le confessionnal ! A peine entrée, et à genoux, mon cœur s'est comme ouvert d'un coup, les mots et mes larmes purifièrent mon âme et le prêtre me rendit l'espérance : "Ma fille, tu as du prix aux yeux de Dieu, IL T’AIME, quitte tes vêtements de tristesse.


Dès lors, le Seigneur me donna toutes les grâces nécessaires pour sortir des griffes de Satan : j'ai mis 9 mois à cesser d'écouter du métal et Visual-Kei (métal japonais), 1 an à cesser de me vêtir de noir, et je continue encore aujourd'hui à avancer, avec l'aide d'un prêtre. Car, il ne faut pas rester seul dans ce genre de combat : Satan revient sans cesse à la charge.
A présent, je réalise combien mon âme est fragile, mais purifiée de toute haine de Dieu et de moi-même.

Gloire à Dieu !


Pour terminer, il est important de réaliser que les styles gothique et métalleux ne sont pas simplement des modes passagères mais la marque d'un plus grand mal. Les jeunes vous diront en riant qu'ils ne font rien de mal et que leurs chansons ne sont que provocation. Mais en réalité, le Grappin s'approprie leurs peines, et les attire en leur faisant croire qu'ils appartiennent à une élite, à un monde à part. Il n'y a donc pas de doute ! Le métal (qu'il soit dit chrétien ou autre) n’est pas de Dieu."

Publié dans : A propos du rock'n Roll
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 22:30

2011072619473200golgothaComme promis, je reviens sur le sujet. Dans un premier temps, j'envisageais un commentaire, disons "catho-spi" sur le thème "Charité & Vérité". A la réflexion ( le repos et la distance ont du bon !), j'ai abandonné cette piste, proposant à chacune et chacun de (re)lire la magnifiqueencyclique de Benoît XVI : "Caritas in Veritate" : hormis le fait que cette exhortation est d'actualité, elle émane du pape qui, pour toutes les sensibilités cathos, est le rassembleur et le pasteur par excellence.

 

Non, ce que je propose, c'est plutôt la réflexion d'un laïc quant au bien fondé ou pas de la mobilisation initiée par Civitas, aux réactions que celle-ci a suscitées, en particulier chez les cathos, blogueurs et/ou commentateurs, au devenir de cette mobilisation au regard de la fécondité de celle-ci et du bien commun.

 

Bien fondé ou pas de la mobilisation initiée par Civitas.

Il y a lieu de prendre d'abords en compte que cet institut est une association déclarée et à ce titre a légalement le droit d'intervenir dans le champ public comme elle l'entend : envisager ne serait-ce que le début d'une interrogation à ce sujet constituerait une menace sur la liberté d'expression.

La question centrale est : cette action est-elle légitime ? Et, ce n'est pas accessoire, est-elle opportune et "adaptée" par rapport à la christianophobie que dénonce cet institut ?

 

Légitime, certainement( en précisant que je n'appartiens pas à cette mouvance mais que j'y ai des contacts). L'analyse de la pièce en question par Civitas, dont on voit bien que les interprétations sont très différentes ( cf les commentaires sur le billet " Réflexions à propos de la christianophobie 3") est d'affirmer qu'elle constitue a minima une agression. Le fait que la pièce jouée à Paris ait quelque peu évolué ( supression du caillassage du visage du Christ par 12 enfants ( 12, un chiffre au hasard ?) est plutôt de nature à rendre plausible cette analyse. Par ailleurs, et on ne le répètera jamais assez, les laïcs chrétiens sont tout à fait libres d'agir comme ils pensent devoir le faire, sans avoir à être mandatés par quelque autorité que ce soit, à partir du moment où ils agissent dans leur sphère de responsabilité. Que cela plaise ou pas, c'est ainsi qu'il faut voir la liberté citoyenne d'une part et la distinction des pouvoirs temporel/spirituel d'autre part.

 

Opportune ? La christianophobie, comme je l'ai déjà écrit, n'est pas un phantasme. Je ne donnerai qu'un exemple, étant plutôt attentif sur ce dossier : le hellfest. Pas moins de 30% de groupes anti-chrétiens et/ou satanistes programmés cette année avec le financement généreux des collectivités territorriales ! Que ceux qui ont des oreilles entendent ! Il est temps que l'opinion prenne conscience de cette réalité et qu'elle soit portée dans le champ public.

 

Adaptée ? Une pétition puis une manifestation contre, on peut, à juste titre, se demander si c'est un mode d'action adéquat. Je dirais 2 choses à ce propos :

1ère chose : les opposants des derniers jours à cette initiative, qu'ont-ils proposé entre le moment de l'annonce de cette celle-ci et le début de la protestation publique ? Qu'ont-ils pris comme initiative, y compris en direction de cet institut et de son responsable ?

2ème chose : Civitas, de son côté, a t-il cherché à élargir son regard dans l'analyse qu'il faisait de la pièce ( y voyant un blasphème quand d'autres ne le voient pas ) ainsi que dans le mode opértoire avant de le mettre à exécution ?

Pour ma part, une pétition et une protestation publique, sur un sujet pareil, ne me semblent pas condamnables et d'autre part ont le mérite d'exprimer publiquement une opinion et des réalités mises le plus souvent sous le tapis. Mais encore faut-il qu'elles ne soient pas instrumentalisées.

Mais il y a plus. Nous ne pouvons en effet  nous "contenter" de protester, il faut aussi "construire" et "proposer". Pour avoir moi-même dans une autre vie organisé expositions d'oeuvres d'art, colloques et concerts, je sais la difficuté de ces opérations mais aussi leurs fécondités. Il faut donc à la fois poser des NON mais aussi des OUI.

Et pour être tout à fait franc, je trouve qu'il faut du courage et de la Foi à ces catholiques qui depuis plusieurs jours maintenant se rassemblent et qui ne sont pas tous, loin de là, de la mouvance "civitas" : il y a lieu de ne pas les oublier.

 

Réactions que celle-ci a suscitées, en particulier chez les cathos, blogueurs et/ou commentateurs.

Notons tout d'abords, parce qu'il faut être honnête, que la polémique a démarré VRAIMENT suite aux perturbations occasionnées par quelques activistes du renouveau. Je le dis tout net : si sur le curseur de la violence, cette intrusion dans la salle et les quelques oeufs jetés sur le public serait plutôt à mettre au niveau 2 voire 1 sur une échelle de 10, il n'en reste pas moins que ce n'est pas acceptable.

Dès le lendemain, les médias peu scrupuleux se sont déchaînés et des centaines de jeunes ont été interpellés lors des manifestations sur site ( je passe sur l'abjection du ministre de la culture osant comparer ces chrétiens à des fondamentalistes ). 

Sur cette affaire, différentes prises de position se sont manifestées et dont "Le salon beige" et "Nouvelles de France", plus spécialement, ont rendu compte. Je retiens quant à moi plus spécialement celles de Myriam PICARD, Hélène JULIEN, Jacques de GUILLEBON, pour ne retenir que des laïcs, et dont vous pouvez découvrir les avis sur les médias sus notés.

Ce qui m'a frappé, c'est que dans cette histoire :

la dialectique et l'idéologie l'ont bien souvent emporté sur l'objectivité et l'analyse des faits,

l'origine de la protestation ( civitas) a été bien souvent préférée à l'objet ( la pièce) en rappelant que celle jouée à Paris a évolué,

Les prises de bec, y compris entre chrétiens, n'ont pas manqué,

Les propos et prises de position plus que regrettables d'autorités religieuses parlant pour l'une à propos des priants manifestants "d'idiots sympathiques", pour une autre prenant pour argent comptant les propos de l'auteur de la pièce et en en faisant même la pub sur le site de son diocèse.

 

Devenir de cette mobilisation au regard de la fécondité de celle-ci et bien commun

Chacun le sait, cette pièce est programmée ailleurs ( Rennes la semaine prochaine) et est suivie d'une autre  ("Golgotha Picnic") qui pour le coup semble recueillir un avis unanime quant à  sa christianophobie.

 

J'ai lu cette tribune dans "le monde"qui veut poser des fondements au devenir de cette protestation : j'ai été quelque peu déçu par le fait que ses auteurs posent comme postulat que les protestataires se sont trompés dans l'analyse de la pièce et qu'ils aient "négligé" la responsabilité des autorités publiques dans cette affaire. Par contre, je ne peux qu'adhérer à cela :

"La question qui se pose, au fond, est simple et essentielle : voulons-nous laisser notre société se scinder en plusieurs groupes qui s'ignorent et se craignent ? Face à ce danger, une seule voie est possible : nous devons accepter de renouer un vrai dialogue, risquer l'aventure de l'écoute, de la confiance et de l'échange rationnel autour de la question de la foi. Oui, il est urgent de reparler ensemble de la question de Dieu, de lui donner de nouveau toute sa place dans notre culture commune et dans nos échanges publics". Une question aux auteurs : ce dialogue, l' envisagent t-ils y compris avec la fraternité saint Pie X et/ou Civitas ? 

 

J'ai lu aussi cet appel  de Mohammed-Christophe Bilek, musulman converti au catholicisme et fondateur du site Notre-Dame de Kabilye :

"Un livre ou une œuvre d’art qui n’est pas produit pour éduquer, ou informer, ou réveiller, à quoi ça sert ? Si l’auteur dit que c’est pour se faire de l’argent, l’affaire est entendue : s’y rend ou le lit qui veut, mais en connaissance de cause. Mais si l’auteur dit ceci : « Et tout est ambigu dans Sur le concept du visage du fils de Dieu : Jésus, la merde, qui est aussi de la lumière... » ..."Mais faut-il manifester notre désapprobation ? Et de quelle manière ? [...] On cite volontiers sa recommandation, « si on vous gifle sur la joue droite, tendez la joue gauche » (Mt 5,39), mais on oublie de mentionner sa mise en application, par Jésus lui-même, et que nous avons en st Jean 18,23 : « Jésus lui dit : Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal ; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Nous avons juste à dire cela, bien en face de l’insulteur, en restant ferme mais non violent : Jésus nous apprend donc qu’il ne faut pas rendre « la monnaie de la pièce », mais qu’il est de notre devoir de protester face à l’injustice qui nous est faite. Actuellement nous sommes trainés dans la boue, en tant que catholiques particulièrement, mais en tant que chrétiens en général. Celui qui n’arrive pas à ce constat est aveugle. En même temps il ne faut pas s’en étonner : le Christ a été persécuté et nous, ses disciples, nous sommes logés à la même enseigne. Nous pouvons le déplorer ; ou se réjouir de souffrir pour notre Seigneur, car notre récompense sera grande dans le Ciel ; dans tous les cas nous sommes invités à protester publiquement et librement, sans aucune peur. MAIS À LA MANIÈRE DE JÉSUS. Car si nous nous taisons, nous signifions à nos persécuteurs que leur persécution est justifiée et que nous méritons ce que nous subissons."

 

Pour ma part, j'attends de la suite des évènements une vraie prise de conscience qu'une guerre culturelle est en cours et que celle-ci réclame discernement et donc échanges et rencontres, unité et complémentarité dans l'action et donc esprit de réseau, (ré)investissement  renouvelé des laïcs chrétiens dans la Culture et la Cité en règle générale et par conséquent une formation adéquate. Je vois bien un lieu transversal pour cela !

Publié dans : Castellucci et consorts
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 06:30

"L’évangélisation de la culture est d’autant plus importante de nos jours qu’une “dictature du relativisme” menace d’obscurcir l’immuable vérité sur la nature humaine, sa destinée et son bien suprême. Certains cherchent aujourd’hui à exclure la croyance religieuse du discours public, à la limiter à la sphère privée ou même à la dépeindre comme une menace pour l’égalité et pour la liberté." a déclaré Benoit XVI dans son homélie à Glasgow le 16 septembre 2010.

 

Et Jean-Marie Guénois dans le Figaro traduit bien l’esprit des interventions pontificales : "l’impulsion est forte pour encourager les laïcs catholiques à se mouiller dans les eaux politiques."

 

A titre d'illustration de la "menace" pressentie, par cette invitation de Benoît XVI par les milieux de pensée et d'action hostiles à un retour de Dieu et de l'ordre naturel dans la société, on pourra lire cet article d'un conseiller municipal d'Arcueil, partenaire du parti communiste et s'adressant à Benoît XVI en ces termes : "TAIS TOI !"  Cet article révèle, en creux, le bien fondé de l'engagement des laïcs chrétiens au service du bien commun et de la dimension culturelle de l'évangélisation.

Publié dans : Enseignement social de l'eglise
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Cette page se veut une contribution au rétablissement de certaines vérités relatives au points chauds du christianisme et de l'histoire de l'Eglise. L'idée m'est venue suite en particulier aux messages de black metalleux chargeant l'Eglise catholique de tous les maux de la terre. Aussi seront proposés dans cette rubrique des sujets comme " L'église contre les femmes ? ",  " le Catholicisme, ennemi du sexe ? ", " L'église & l'antisémitisme", " l'inquisition : mythes & réalités ", " les croisades ", " l'église du côté du pouvoir et de l'argent ", " Satan, une invention pour mieux asservir "...

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