Partager l'article ! A PROPOS DE L'ENSEIGNEMENT SOCIAL DE L'EGLISE: Au regard des commentaires publiés sur ce blog et dont beaucoup manifestent une grande méconnais ...
LES YEUX OUVERTS
Etre (in)formé, c'est être libre !
Au regard des commentaires publiés sur ce blog et dont beaucoup manifestent une grande méconnaissance des principes et des valeurs sociales et politiques qui sont ceux de l'Eglise Catholique ( distincts du catéchisme) et qui sont un guide dont les laïcs chrétiens ne peuvent absolument pas se passer dans leur intervention dans le champ public, il m'apparaît comme une base de dialogue entre chrétiens et non chrétiens en même temps qu'une façon pour moi de contribuer à une certaine vulgarisation de cet enseignement social. Vous pouvez aussi consulter la rubrique sur le blog.
J'ai choisi de commencer par la démocratie car il me semble que pour beaucoup de nos contemporains, simples ciyoyens ou responsables politiques, celle-ci est quelque part plus une finalité qu'un moyen. Bonne lecture !
Une démocratie authentique n'est pas seulement le résultat d'un respect formel de règles, mais le fruit de l'acceptation convaincue des valeurs qui inspirent les procédures démocratiques: la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de l'homme, le « bien commun » comme fin et critère de régulation de la vie politique. S'il n'existe pas de consensus général sur de telles valeurs, la signification de la démocratie se perd et sa stabilité est compromise.
La doctrine sociale identifie le relativisme éthique comme l'un des risques majeurs pour les démocraties actuelles, lequel induit à estimer qu'il n'existe pas de critère objectif et universel pour établir le fondement et la hiérarchie correcte des valeurs: « On tend à affirmer aujourd'hui que l'agnosticisme et le relativisme sceptique représentent la philosophie et l'attitude fondamentale accordées aux formes démocratiques de la vie politique, et que ceux qui sont convaincus de connaître la vérité et qui lui donnent une ferme adhésion ne sont pas dignes de confiance du point de vue démocratique, parce qu'ils n'acceptent pas que la vérité soit déterminée par la majorité, ou bien qu'elle diffère selon les divers équilibres politiques.
À ce propos, il faut observer que, s'il n'existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l'action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire ».
Fondamentalement, la démocratie est « un “système” et, comme tel, un instrument et non pas une fin. Son caractère “moral” n'est pas automatique, mais dépend de la conformité à la loi morale, à laquelle la démocratie doit être soumise comme tout comportement humain: il dépend donc de la moralité des fins poursuivies et des moyens utilisés ».
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