Partager l'article ! A PROPOS DE LA PEINE DE MORT: Le Père Yannick Bonnet , dans L'Homme Nouveau du 22 octobre 2011 nous fait partager ses réflexions : ...
LES YEUX OUVERTS
Etre (in)formé, c'est être libre !
Le Père Yannick Bonnet , dans L'Homme Nouveau du 22 octobre 2011 nous fait partager ses réflexions :
On vient de célébrer en France le 30ème anniversaire de l'abolition de la peine de mort(...). Jadis, évoquant cette question déjà débattue depuis la fin du XIXe siècle dans notre pays, un journal avait publié, avec un gros titre à la Une : « Messieurs les assassins, commencez les premiers ! ». La société française estimait donc majoritairement que la peine de mort relevait de la légitime défense et qu'il fallait protéger ses membres de la dangerosité de certains criminels, potentiellement récidivistes. Quant à l'enseignement de l'Église,il reconnaissait « le bien-fondé du droit et du devoir de l'autorité publique légitime de sévir par des peines proportionnées à la gravité du délit, sans exclure dans les cas d 'une extrême gravité la peine de mort » (première édition en langue française du Catéchismede l'Église catholique,1992).
Mais Jean-Paul II a tenu à ce que cette position soit amendée (...)
En 1995, dans l'encyclique Evangelium vitae, le pape s'en est expliqué (n. 56) « Il est clair que la mesure et la qualité de la peine doiventêtre attentivement évaluées et déterminées ; elles ne doivent pas conduire à la mesure extrême de la suppression du coupable,si ce n 'est en cas de nécessité absolue, lorsque la défense de la société ne peut être possible autrement. Aujourd'hui, cependant, à la suite d'une organisation toujours plus efficace de l'institution pénale, ces cas sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants. Dans tous les cas, le principe indiqué dans le nouveau catéchisme de l'Église catholique demeure valide, principe selon lequel "si les moyens non sanglants suffisent à défendre les vies humaines contre l'agresseur et à protéger l'ordre public et la sécurité des personnes, l'autorité s'en tiendra à ces moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine" ».
La question qui reste posée est donc bien celle de la défense de la société qui est un devoir de l'autorité publique légitime et qui implique qu'on ne libère pas abusivement des criminels, dont la dangerosité est clairement établie et qui risquent de récidiver, faisant de nouvelles victimes. C'est à juste titre que les familles des victimes de criminels libérés, alors que leur dangerosité est avérée, protestent vigoureusement et se mobilisent pour demander une réforme de la législation laxiste, issue de la pensée soixante-huitarde très influente dans certains milieux de la magistrature.
I1 ne s'agit donc pas de militer pour un rétablissement de la peine de mort, mais bien pour un sérieux amendement de la législation actuelle, de façon à ce que ne soient pas remis en liberté des criminels qui ne tardent pas à récidiver. Dans le n. 57 d'Evangelium vitae, le pape Jean-Paul II ajoute : « Si l'on doit accorder une attention aussi grande au respect de toute vie, même de celle du coupable et de l 'injuste agresseur, le commandement "Tu ne tueras pas" a une valeur absolue quand il se réfère à la personne innocente. Et cela d'autant plus qu'ils 'agit d 'un être humaines faible et sans défense, qui ne trouve que dans le caractère absolu du commandement de Dieu une défense radicale face à l'arbitraire et à l'abus de pouvoir d 'autrui ».
Il est donc souhaitable que les représentants élus tiennent compte de cette position et s'applique à réviser le laxisme introduit dans notre législation.
Merci à Rémy pour cette info.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
En France, la peine de mort n'existe que pour les pauvres victimes... Il serait temps de réfléchir sérieusement à une peine définitive et incompressible pour les bourreaux. A notre époque, les avancées de la science permettent désormais de vérifier la culpabilité réelle des assassins. L'abolition de la peine capitale était justifiée du temps où l'erreur était possible, mais, sans la rétablir, ne pourrait-on pas envisager d'autres sanctions moins radicales (désactivation d'une zone cérébrale précise, castration chimique impérative, réel emprisonnement à vie..., des solutions barbares me direz-vous, mais qui resterons toujours plus clémentes que le sort que ces monstres ont réservé à leurs victimes).
Michèle, vous lire est toujours consternant. Soyons barbares puisque les autres le sont? Voilà une démarche tout à fait constructive...
@LYO : La peine de mort est une abberation. Comment peut-on, intellectuellement, cautionner la peine de mort et vouloir interdire l'ivg... vous n'êtes visiblement pas à une contradiction près. Sur le fond, la peine de mort n'a simplement jamais prouvé son utilité.
@ Fistibulle:
Excusez-moi de vous déranger... mais on ne peut tout de même pas tout pardonner et ainsi mettre la vie d'autres innocents en danger. Les récidivistes sont à la une des fais divers tous les jours... Mais peut-être avez-vous une solution plus efficace pour les empêcher de nuire définitivement ?
Non, et malgré toutes les imperfections du système judicaire actuel, je ne vais pas crier à qui veut l'entendre que la peine de mort est la solution à tout. Comment jugeriez vous un violeur d'enfant multi récidiviste? Vous semblez décider facilement de l'envoyer à l'échafaud. Ce serait faire abstraction de tout ce qu'il a vécu, depuis son enfance, pour le mener sur cette voie là. Qui blamer pour ce comportement sinon un environnement de frustration et une société hypocrite et indolente? Tout ce que les "bourreaux", comme vous les appelez, font nous renvoie à notre propre passivité, à nos propres choix égocentriques et nos jugements hâtifs. Heureusement que la justice est rendue par des gens autrement plus éclairés que vous. Je ne suis pas catholique, mais visiblement, le pardon me vient plus facilement qu'à vous.
Et oui. La sacro-sainte punition par ailleurs si satisfaisante pour l'instinct, nous évite d'avoir à nous poser les vraies questions. Notamment celle de la resposabilité de la société (et donc la notre) dans l'existence de monstres.
C'est pourtant la seule façon de progresser (agir sur les causes profondes au lieu de traiter les conséquences apré coup uniquement).
Je me permets de vous faire remarquer que je n'évoquais pas le rétablissement de la peine de mort, loin de là. Non, je parlais de peines plus définitives : vivre oui, mais différemment à jamais: castration chimique réelle, emprisonnement à vie, etc...Désolée si je vous choque. Eux, ils seront toujours vivants, les victimes non.
@ Fistibulle:
Je n'ai pas la prétention d'être une parfaite catholique, loin de là. Pour ce qui est du pardon, je suis capable de pardonner à quelqu'un qui m'a fait du mal. Par contre je reconnais avoir beaucoup de difficultés à pardonner le mal fait à ceux que j'aime...
Il me semble, et c'est ce qui apparaît dans les précédents commentaires, qu'il y a deux dimensions à considérer : celle du "pardon", de l'avenir ouvert à ceux qui se sont rendus coupables de crimes, et celle de la protection de la société. Le problème est que trop souvent l'un s'oppose à l'autre. Les propositions de Michèle pour protéger la société sont-elles à l'encontre du pardon ? La peine n'est pas là vengeance, mais mesure de protection qui s'impose. Ce qui n'exclue ni d'agir sur les déviances de la société , ni sur le sort des condamnés en réfléchissant aux objectifs qu'ils pourraient continuer à avoir (comment la prison aussi peut-elle être un lieu de vie) tout en étant privés de liberté quand la protection d'innocents l'impose.
@Michèle : l'arsenal de la justice est bien fourni, malgré ce que l'on peut en dire. Son application devient par contre plus compliquée dans le contexte actuel. Si vous n'avez jamais assisté à un procès, je vous engage à passer une journée ou deux au tribunal pour vous familiariser avec le système pénal français. Toute la difficulté est de remettre de l'humain dans une procédure purement technique. Le but de la prison, et les gens l'oubient souvent, n'est pas uniquement de punir et de protéger la société, mais surtout de réinsérer l'individu, autrement, elle n'est d'aucune utilité. Le système peche exactement à ce niveau là, la réinsertion, le suivi psy, l'accompagnement disparaissent progressivement depuis des années, pour ne laisser place qu'à un système de punition et de cohercition vide de sens. Notre choix se situe donc entre un Etat qui souhaite de la prison à tout prix, et un Etat qui souhaite réinsérer les individus et s'en donne les moyens. Couper la tête des gens, les mettre en prison jusqu'à la fin des temps, ou même la castration chimique : il s'agit encore de mesures désespérées (d'autant plus pour la castration chimique, qui est sans inutile au possible). C'est admettre notre incapacité à comprendre comment notre société se forge ses propres problèmes, et à ne traiter que les symptômes. Vous traiteriez votre cancer avec des antibiotiques vous?
"Eliminer la peine de mort: appel de Benoit XVI": http://www.zenit.org/article-29612?l=french
Personnellement j'ai déjà assisté à un procès en correctionnelle en comparution immédiate. J'étais partie civile, mais même moi, j'ai trouvé que le procès en un quart d'heure avec les avocats qui avaient à peine eu le temps de survoler le dossier, c'était un peu dur... Avec des condamnations à de la prison ferme à la clé (justifiées, certes). Quand on voit par ailleurs qu'en France, pour les procès aux Assises, on peut faire plusieurs années de détention préventive avant même d'être jugé, la justice française, je ne la trouve pas si laxiste que ça, au contraire...
@ Fistibule,
Vous avez lu où que je cautionnais la peine de mort ? Pour tout vous dire, j'y étais favorable il y a quelques années, notamment envers les récidivistes. J'avoue que les positions de l'Eglise, là encore, me permettent de mieux appréhender la réalité et de costater combien la dignité de toute personne est le fondement de la vie en société, quel que soit létat et le staut de cette personne, de sa conception à sa mort.
Concernant l'avortement, c'est une mise à mort aussi, non ? Attention : je ne condamne pas les personnes qui y recourent car il faut prendre la mesure du contexte dans lequel elles sont passées à l'acte.
De la même manière que les autorités publiques doivent mettre en oeuvre des moyens justes et équilibrés pour punir les contrevenants au respect due à toute personne, ils se doivent de le faire pour éviter ce désastre qu'est l'avortement dont je vous rappelle qu'il y en a 200 000 par an et que les moyens déployés auprès des structures d'accompagnement des femmes enceintes en difficulté sont dérisoires.
@ Michèle,
Le pardon est toujours difficile. Mais celui qui pardonne fait grandir la communauté toute entière.
@ Darth Manu,
Merci pour ce lien : Jean-Paul II et Benoît XVI, même engagement au service de la dignité.
@ Les yeux ouverts : Attention si vous faites débuter la vie de la "personne" à la conception je vous rappelle que les effets abortifs du stérilet et de la pilule (oui la pilule "normale" a aussi un effet abortif, marginal en pourcentage mais significatif en volume vu son taux d'utilisation) provoquent environ 5 millions de mises à mort par an en France.
Faace à ce désastre, je dirais même ce génocide, il faut bien reconnaître que les efforts pour promouvoir l'abstinence, le préservatif, ou le coïtus interruptus restent dérisoires.
Oui, pardonner fait grandir ! Mais comment peut-on pardonner un récidiviste ?
J'aime beaucoup le commentaire n° 8 de "FR". Merci à lui d'avoir formulé plus intelligemment ce que je voulais dire.
@ Yogi,
Le stérilet et la pilule, même normale, sont en effet abortifs et j'ai commis plusieurs billets à ce sujet.
Pour "connaître un peu des centres de planification, l'ignorance, je pèse mes mots, des jeunes relativement au "fonctionnement" du corps est impressionnante ! Est-ce qu'il n'y a pas un gros bug du côté de l'éducation sexuelle ? Et plus encore de l'éducation affective ? Quand dans un livre svt 4ième , c'est un exemple parmi d'autres dans ce support, la pilule ru 486 est présenté comme un médicament, faut pas s'étonner des conséquences d'un tel discours !
@ Michèle,
Je n'ai pas vécu peut-être la même expérience que vous mais suis passé par une épreuve je dirais assez dure. Le pardon n'est pas l'oubli mais le lacher prise. Et Dieu sait combien cela m'a été difficile. Mais je sais aussi combien ce lacher prise m'a libéré et permis de repartir.
A propos de pardon : " Dès ce jour, tu seras avec moi dans Mon royaume".
@ Les yeux ouverts : A propos d'ignorance en biologie, comment pouvez-vous affirmer que la vie de "la personne" commence à la conception, alors que pendant plusieurs jours après cette conception un ovule fécondé peut donner à un nombre indéterminé d'individus jumeaux mais différents ?
@ Yogi,
Pourquoi ce ton ? Je vous invite à plus de modération.
Ma réponse ( je ne suis pas expert) : c'est le même ETRE qui se démultiplie naturellement dans les tous premiers jours pour donner "naissance" à plusieurs autres ETRES à part entière, issus du premier mais distincts quoique semblables génétiquement. La conception peut à la fois rester le point de départ intangible de la vie et manifester par la suite sa capacité à "donner vie" à d'autres.
Peut-être faut-il y voir l'enseignement que la vie est un don "sans limite"...
"L'ignorant" qui vous souhaite une bonne fin de journée.
@ Les yeux ouverts : Désolé de vous avoir froissé. Sans doute aurais-je du écrire, à votre suite, "l'ignorance, je pèse mes mots, en biologie" ? On est toujours l'ignorant d'un autre vous savez, et chercher à apprendre tout au long de sa vie me paraît louable.
Quand à votre réponse sur "le même être qui se démultiplie", elle souligne bien que l'ovule fécondé est une "potentialité de personnes" et non pas "une personne", et que son statut n'est donc pas le même tout au long de la gestation.
"L'apprenant" qui vous souhaite une bonne soirée.
C'est effectivement une grosse partie du problème, que de prendre position sur un sujet que l'on ne connait pas. En effet, en l'abscence de connaissance, ce sont les sentiments qui parlent et la sensibilité a plus à voir avec le vécu qu'avec la réalité objective.
Mon point de vue d'ignorant est basé sur la souffrance humaine. Quand il n'y a pas de souffrance, il n'y a pas de problème (puisque personne ne souffre, tout va bien). Or la souffrance est intimement liée à la conscience de soi qui elle même est liée au vécu. On sait par exemple que le schéma corporel est définitif assez tard et que par exemple un enfant trés jeune amputé ne ressentira pas la présence d'un menbre fantôme. Cette conscience de soi nécéssite donc un vécu (donc un âge) et également un cerveau suffisamment développé.
Tant qu'il s'agit d'un amas de cellules, et même d'un embryon en début de développement, la conscience n'existe pas, donc la souffrance au sens commun (la souffrance consciente) non plus.
Il n'y a aucune anticipation notamment : le cochon que l'on amème à l'abattoir anticipe plus sa fin que l'embryon sur le point d'être avorté (qui ne l'envisage même pas) et donc souffre infiniment plus. L'embryon lui ne pense pas, ne souffre pas, sa fin prochaine lui est indifférente. Il est moins humain à ce stade là que n'importe quel mammifère luttant pour sa survie.
Est-ce la sensibilité qui parle ou la foi ? Notre raison peut nous amener à soutenir des positions très différentes et toutes aussi pertinentes sur la "date" du commencement de l'humain chez un embryon. Mais la foi accepte de s'incliner devant un mystère qui nous dépasse qui est celui de l'Amour infini de Dieu pour chaque homme et ce dès la conception alors même que la biologie ne nous permet de "voir" que quelques cellules non encore différenciées. La vraie question, le point de séparation, est de savoir si nous acceptons de nous recevoir de ce mystère qui nous dépasse ou si nous voulons tout expliquer à partir du "hasard et de la nécessité" enfermant toute connaissance dans les limites (étroites)de notre raison ?
La foi, OK. C'est pareil. Elle a plus de rapport avec le vécu personnel qu'avec la réalité objective :
Un enfant n'aura pas la même foi si il est élevé dans une famille catho ou musulmane ou boudhiste ou athée ect... Et les convertis me direz-vous ? Ben la réponse est trés simple et en deux parties :
1) il y a des convertis dans toutes les religions (y compris des pertes de foi)
2) c'est un phénomène marginal, la plupart des gens restent dans la foi et culture dans laquelle ils ont été élevés.
Les anti avortements catho n'auront jamais de vrai argument objectif à proposer car le seul qu'ils ont est celui de leur foi (et éventuellement celui de leur sensibilité personnelle).
Je vous propose de poursuivre cet échange extrèmement intéressant sur la question de la vie et de l'avortement sur le billet que je viens de mettre en ligne " Avortement : rappeles et infos". Cela me paraît plus approprié.
@ FR : Il ne m'apparaît pas clairement pourquoi nos rêves et nos pulsions intimes (le besoin d'être aimé par un Etre Supérieur, le désir que le monde soit organisé par une Volonté Supérieure), et leur traduction particulière dans les différentes cultures humaines, pourraient apporter une quelconque "connaissance" de la réalité.
A l'inverse, l'observation et l'expérimentation des faits, leur interprétation sans cesse répétée et sans cesse vérifiable indépendamment du lieu, de l'histoire et de la culture de chacun, me paraît offrir de meilleures garanties d'accéder à une "connaissance" du monde où nous vivons.
@ Les Yeux Ouverts
Impossible de trouver votre "Avortement, rappels et infos"...
Excuses ! J'ai fait une mauvaise manip ordi.
Il est en ligne !