Vendredi 7 octobre 2011
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De nombreux parents sont comme moi profondément meurtris par les images et les propos contenus dans les ouvrages de svt 4ème éditions Belin
:
vantant les mérites de la pilue abortive ru 486,
expliquant, dessins à l'appui, comment poser un
préservatif,
court-circuitant ainsi la mission d'éducation affective et sexuelle des ados
dont les parents sont les premiers responsables.
Ils sont d'autant plus meurtris, à juste titre, que ces ouvrages sont diffusés dans des écoles
cathos !
Face à cette situation, il est indispensable bien sûr de réagir auprès des autorités concernées ( directions
d'établissements et directions diocésaines).
Mais il faut aussi se doter de moyens de reconquête des esprits et des coeurs qui puissent
s'adresser à TOUS, chrétiens ou pas : si les parents ont bien évidemment le devoir et le droit de protéger leurs enfants, ils ont aussi la responsabilité de contribuer au
bien de leurs frères et soeurs. Surtout s'ils sont chrétiens !
C'est tout l'objet des parcours culturels ( peintures, sculptures, architecture...) mis au point par ICHTUS pour
apprendre à voir et à gouter ce qui est beau, y compris au plan de l'éducation affective et sexuelle avec des parcours
spécifiques.
Où est le problème de trouver dans des manuels comment poser un préservatif??
Je préfère voir ça dans les manuels plutôt que de voir des gamines de 14 ans avorter parce qu'elles ne savaient pas se protéger!
C'est extrêmement naïf de penser qu'on puisse empêcher des adolescents d'avoir des relations sexuelles. Alors autant leur apprendre à être résponsable et à se protéger.
Et ceci est d'autant plus vital dans les établissements catholiques! Je sais de quoi je parle, j'ai fait mon collège dans une école catholique, une école libre, et j'étais dans le public pour le lycée. Au lycée, tout le monde savait utiliser un préservatif, beaucoup en avait même souvent toujours sur soi (je veux dire dans la poche, pas déjà posé hein). Alors qu'au collège, où tout ce qui touchait au sexe était beaucoup plus tabou, je me rappelle d'un certain nombre de filles qui avaient subi un avortement (et pourtant elles étaient nettement plus jeune qu'au lycée). Mais c'est compréhensible. J'en ai connu des bonnes familles, bien catholiques et bien comme il faut. On ne parle pas de sexe en famille le soir au diner, croyez-moi! Les enfants de ces familles ne savent rien sur la chose, ce qui ne les empêche pas de l'experimenter, tout autant que les autres, mais sans aucune protection et surtout sans jamais demander conseils aux parents ou aux grands frères, grandes soeurs. Si il y a bien une personne à qui on ne parle pas de sexe, ce sont les parents, en particulier lorsque ceux-ci vous on bien fait comprendre depuis toujours qu'il faille attendre d'être marier et que la contraception est mortifère. Alors ne venez pas me parler de l'éducation sexuelle faite par les parents! Se contenter de dire qu'il faut attendre le mariage pour avoir des relations et que préservatif=culture de mort n'est pas de l'éducation. La plupart des jeunes, quelque soit le milieu, aura des relations avant le mariage, c'est un fait. Et si il pense que le préservatif est une mauvaise chose, alors il y aura pire à envisager que quelques spermatozoïdes dans un sac plastique (avortement, mères esseulées, enfants éduqués par une ado immature dans des conditions regrettables, etc...)
Sinon, la peinture, la sculpture, l'architecture, j'adore! Tout comme j'aime la musique et la poésie, le théâtre et le cinéma... Mais j'aimerais bien comprendre, en quoi est-ce que cela éduque les jeunes sexuellement?
Les parents, jusqu'à la majorité de leurs enfants, sont responsables de leurs actes, non ? Il y en a même qui proposent de sucrer les allocs en cas de manquements en matière d'éducation.
Il ne s'agit pas de proscrire un accompagnement éducatif à la sexualité mais de placer celui-ci dans une perspective de responsabilité et de bonheur !
L'enseignement de l'église, que vous épinglez sans bien le connaître, ne rejette pas la sexualité bien au contraire et affirme même que l'épanouissement de celle-ci, dans le don et le respect, est une condition indispensable du bonheur !
Je sais que bien des jeunes ont des relations sexuelles bien avant la construction d'un lien affectif et amoureux enraciné dans la perspective de la durée et de la fidélité. Je constate que bien de ces jeunes ( allez dans un pôle santé !) sont profondément malheureux et désanchantés !
Offrir comme perspective à la sexualité et au besoin d'aimer et d'être aimé que le préservatif et la pilule abortive, c'est plutôt court !
En effet les partents sont responsables, mais ils ne sont pas dans le lit de leurs enfants! Et d'après mon expérience, ce n'est pas dans les familles catholiques où l'enfant va venir parler de sa première fois à ses parents, surtout quand le jeune en question a 16 ans et n'est pas marier.
Où est-ce que j'ai "épingler" l'enseignement de l'Eglise??
Le bonheur et l'épanouissement dans l'Amour c'est très beau, je suis bien loin de vous dire le contraire. Je précise que je ne suis ni ironique, ni sarcastique lorsque j'affirme cela. Mais il faut se rendre compte de ce qui se passe dans la vie réelle et parfois tout n'est pas aussi beau. Alors je préfère apprendre aux jeunes à utiliser un préservatif, plutôt que de voir des filles de 14 ans avorter dans le dos de leurs parents à causes de tabous et d'un manque cruel de communication (ça, je l'ai vu plus d'une fois en milieu catholique).
Et quand on est mère à 15 ans, vous pensez que son enfant aura quelle éducation affective?
Je connais beaucoup de parents catholiques qui se préoccupent de l'éductation sexuelle ET affective de leurs enfants et qui en discutent librement avec eux ! Et bien avant 13 ans ! Qu'il y ait des pbs de comunication, y compris dans les familles cathos, bien sûr ! Mais n'est-ce pas justement le message à faire passer et à mettre en oeuvre : responsabiliser les parents, les préparer à leur vie commune y compris à une sexualité épanouie, enraciner leur relation non pas d'abords dans leur relations sexuelle mais avant tout dans le don, l'accueil, la responsabilité, y compris dans l'éducation affective et sexuelle de leurs enfants.
Je sais par ailleurs ce qui se passe dans la vie réelle : de très nombreux jeunes manquent cruellement d'affection et ont sous leur yeux beaucoup de couples désunis, recomposés, présentés dans "plus belle la vie" et bien de séries ou littérature pour ados comme la voie du bonheur. C'est un leurre car ce à quoi aspirent en profondeur les jeunes dans leur coeur, c'est à un amour unique et qui dure toute la vie. Cela demande certes des efforts mais l'amour et le bonheur sont une conquête permanente qui réclame des renoncements et cela il faut le dire aux jeunes !
préservatif est loin d'être sûr ! Toutes les enquêtes montrent aussi que la contraception n'est nullement un frein à l'avortement, bien au contraire.
Ce qui est avant tout à promouvoir, c'est la responsabilité qui va de pair avec la liberté.
@ Les Yeux Ouverts
Je me permet d'intervenir ici après avoir lu vos autres articles sur ces sujets. J'ai eu un peu la même réaction que Nicolas en ce qui concerne les moyens de contraceptions/portections dans les bouquins de svt (en passant, lorsque j'était au collège/lycée, ça n'existait pas dans les livres et ça n'était pas bien grave mais bon...).
Comme lui je ne vois pas vraiment en quoi il est choquant d'informer les jeunes sur ces "technologies", sachant qu'il est inéluctable pour eux de passer à l'acte à un moment ou à un autre (bien que dans un livre de 4ème ça soit un peut tôt tout de même).
Je comprends ou vous voulez en venir en ce qui concerne l'éducation affective, mais ce n'est pas un manuel de science fondamentale qui va vous fournir des éléments à ce niveau. Peut être faudrait il alors filer des livres de psycho aux éléves de collège?
Et je rejoins également l'autre commentateur sur le fait que ce ne sont clairement pas les parents qui vont facilement éduquer leurs enfants dans le détail sur ces questions, et même hors familles catholiques. C'est très bien de parler avec ses enfants des choses à faire et à ne pas faire du point de vue du sexe (et encore, un peu de bon sens aide beaucoup aussi) mais, à moins d'avoir une famille très ouverte sur ce sujet, ces discussions ne sont pas forcément évidentes.
De plus cette éducation passe aussi par la sensibilisation aux méthodes protectives et contraceptives, contre lesquelles vous semblez être plutot crispé (je me trompe peut être?). Je vois mal comment on peut ignorer cet aspect des choses à l'heure actuel (autant interdire aux gens de coucher avec qui que ce soit avant d'avoir 30 ans, un mariage et une situation stable, et en demandant un bilan médical avant...C'est irréaliste).
Vous allez peut être me dire, en écho à votre article du dessus que le préservatif à une fiabilité relative. Certes, mais entre avoir une protection relative et ne pas en avoir du tout, le choix est vite fait non? Et je ne pense pas qu'au sida ici, il y a une liste quasi infinie de merdes qui se transmettent de cette façon, ajouté aussi au problème de la contraception évoqué plus haut.
"Je sais que bien des jeunes ont des relations sexuelles bien avant la construction d'un lien affectif et amoureux enraciné dans la perspective de la durée et de la fidélité."
Ce n'est que mon avis, mais je pense que vous donnez une dimension peut être trop complexe et trop noble à la problématique des relations sexuelles. Cela reste pour moi un aspect plutôt "primitif" des interactions possibles entre 2 personnes, avec à la clé une récompense bien plus physique que spirituelle ( pour autant je ne dis pas que c'est ininteressant, 322je constate seulement). Il ne faut donc pas s'étonner que ce soit vu comme un plaisir simple et basique qui provoque les sentiments de désir tout aussi basiques qui vont avec.
Comme toujours il y a un juste milieu : il ne me viendrait pas à l'idée de vouloir sauter sur quelqu'un sans avoir un peu connaissance de la personne (j'entend par la : l'avoir cotoyé plus longtemps et precisément que dans des soirées par exemple) mais dire qu'un lien affectif fort est necéssaire pour passer à l'acte, ça implique d'attendre bien plus longtemps, hors dans la tête des gens le sexe a finalement un rapport limité avec la perspective amoureuse à long terme, de part son aspect "immédiat et simple" (tout le contraire de la relation sentimentale, dans de nombreux cas).
"C'est un leurre car ce à quoi aspirent en profondeur les jeunes dans leur coeur, c'est à un amour unique et qui dure toute la vie. Cela demande certes des efforts mais l'amour et le bonheur sont une conquête permanente qui réclame des renoncements et cela il faut le dire aux jeunes ! "
Il est vrai que la majorité des gens aspirent à la stabilité affective à partir d'un certain age mais ça commence rarement à 15-18 ans. Plutôt 5-10 ans plus tard non? Ce qui ne signifie pas pour autant que les jeunes changent de compagnon tout les 3 mois (j'ai 24 ans et je connais pas mal de couples plutôt durables), mais il est utopique de penser rencontrer la bonne personne à l'adolescence, ne serait ce que parce que c'est une période "difficile" et qui occasionne de grands changements dans les têtes. Bien sur il y a toujours des exceptions mais tout de même.
Je crois qu'il faut accepter que pour beaucoup de gens, il y a une période de flottement avant d'arriver à ce que vous appellez "la perspective de durée et de fidelité" (sur le long terme, j'entend). Il y a surement plein de raisons à cela :
indecision, volonté de voir différentes choses, peur de l'engagement, imperatifs fixés par la vie (notamment professionnels), etc...
Pour aller au bout de ma pensée, je crois que si ces phénomènes sont récents, ce n'est pas parce qu'avant les gens trouvaient directement chaussure à leur pied, juraient fidélité et que tout était génial jusqu'a leur mort. Non, c'est plutôt parce qu'avant on ne se séparait pas et le bonheur des couples importait peu du moment que les apparences "politiquement correctes" étaient conservées (et l'interpretation de la morale catholique, moins présente aujourd'hui, a probablement une responsabilité dans cette observation). Après, je serai d'accord pour dire qu'on tend parfois aujourd'hui vers l'extrême inverse (cf votre post sur ce site rencontre extra conjugale : encourager à cela c'est juste... n'importe quoi!) mais je compte une nouvelle fois sur un peu de logique universelle et de responsabilité afin de trouver un juste milieu.
"préservatif est loin d'être sûr ! Toutes les enquêtes montrent aussi que la contraception n'est nullement un frein à l'avortement, bien au contraire. "
Parce que les gens sont malheureusement loin d'être tous responsables et que le risque zero n'existe pas. Toujours est-il que si ces moyens étaient absent, on peut gager que la situation serait bien pire encore : regardez ce qui se passe dans de nombreux pays d'Afrique noire ou le préservatif et la conscience des mst sont loin d'être automatiques... le bilan n'est pas très convaincant (ou devrai-je dire catastrophique?).
@ Nicolas,
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour le ton de mes réponses qui, à postériori, me semblent trop peu empreintes de bienveillance.
@ Nicolas et Natural Induction,
L'un et l'autre partageant globalement la même démarche, je fais donc une réponse commune.
Le préservatif : il est avéré que celui-ci n'est pas infaillible. Le souci de vérité réclame donc que les jeunes et les moins jeunes en soient clairement informés. Or, ce n'est pas le cas et le principe de prudence ou de précaution, tant évoqué en tant d'autres domaines, méritent ici d'être rappellé.
La contraception classique : exigeante ( pour les femmes), prise en permanence y compris pendant les périodes d'infertilité, pas sans danger concernant la santé, pouvant occasionner de l'infécondité ultérieurement, la vérité réclame là aussi une information complète et objective : la contraception, si elle est aujiourd'hui banalisée, n'est pas banale.
La pilule dite du lendemain : celle-ci est abortive. De très nombreuse enquêtes, en france et à l'étranger, indiquent combien l'avortement est source de souffrances. L'avortement médicamenteux qu'est la pilule RU 486 mérite là aussi une information objective.
Union sexuelle : c'est une trop belle chose pour la réduire au seul aspect mécanique ou de jouissance. Donner du plaisir à l'autre dans l'union des corps certes mais aussi s'ouvrir à l'accueil possible d'une nouvelle vie, faire grandir et fructifier l'amour dans le couple, apprendre à connaître son corps et apprivoiser son désir ( surtout chez l'homme), faire preuve d'attention et de tendresse dans un respect mutuel...autant de points qui sont de la plus haute importance pour une vie sexuelle et affective "fructiueuse".
Sexualité et fécondité : il faut ici rappeler que la période d'infertilité chez la femme est importante dans un cycle, en moyenne les 2/3 du cycle). Rappeler aussi que des méthodes naturelles ( billings) existent pour détecter dans un couple les périodes de ferilité ou pas. Dire aussi que l'abstinence, en plus d'être sûre à 100% et complètement naturelle, est loin d'être aussi compliquée que cela et qu'elle apprend à la tête à commander le désir. Dire enfin que la venue d'un enfant est naturelle et fait partie de l'épanouissement du couple. Ce n'est pas un hasard si la femme connaît son plus grand désir quand elle est justement en période de plus grande fécondité Et que par conséquent, son comagnon ou son mari ont là une très grande responsabilité.
L'acte sexuel n'est donc pas banal ni basique et le coeur prévaut pour une sexualité épanouie et riche. C'est à ce message que les jeunes ont droit et qui ne leur est pas donné d'entendre.
La sexualité responsable est source d'équilibre affectif, de liberté, de plaisir partagé et au final de bonheur.
Un travail d'éducation au discernement, pas seulement pour les jeunes mais aussi pour les couples. Notamment ceux qui veulent construire leur relation sur du roc.
Sexualité : les cathos pas coincés :
http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=1722860&rubId=9996
Juste pour réagir à certaines parties de votre réponse :
"De très nombreuse enquêtes, en france et à l'étranger, indiquent combien l'avortement est source de souffrances. L'avortement médicamenteux qu'est la pilule RU 486 mérite là aussi une information objective. "
Je suis bien d'accord sur ce point, mais c'est bien pour cela que des solutions comme le préservatif sont indispensables, afin d'éviter autant que possible le recours à ces extrêmités. Pour autant, cela n'exclu pas la possibilité de mieux
responsabiliser les gens et de les prévenir du fait qu'aucune méthode n'est infaillible.
"c'est une trop belle chose pour la réduire au seul aspect mécanique ou de jouissance. Donner du plaisir à l'autre dans l'union des corps certes mais aussi s'ouvrir à l'accueil possible d'une nouvelle vie, faire grandir et fructifier l'amour
dans le couple, apprendre à connaître son corps et apprivoiser son désir ( surtout chez l'homme), faire preuve d'attention et de tendresse dans un respect mutuel...autant de points qui sont de la plus haute importance pour une vie sexuelle et affective "fructiueuse"
On peut bien sur le voir comme ça mais je pense que ça dépend pas mal de la situation et de la personne. Pour moi ça reste quelque chose d'un peu moins noble que ce que vous décrivez (du moins dans l'esprit de la majorité), à part dans le cadre d'une relation de longue durée ou ça peut se considérer comme le prolongement d'une manifestation exclusivement sentimentale. Et ce constat n'empeche pas forcément de prendre en compte au moins le respect mutuel, à défaut d'avoir des sentiments très fort et installés.
"Dire enfin que la venue d'un enfant est naturelle et fait partie de l'épanouissement du couple"
Naturelle bien sur, mais pas forcement désirée, à plus forte raison dans les tranches d'age les plus basses encore une fois. Et cette question d'épanouissement est très variable en fonction de l'age et du but des personnes au début de la vie, fonder une famille n'étant le plus souvent pas la chose prioritaire à faire pour survivre dans ce monde (malheureusement?), mais je m'éloigne du sujet là.
"L'acte sexuel n'est donc pas banal ni basique et le coeur prévaut pour une sexualité épanouie et riche. C'est à ce message que les jeunes ont droit et qui ne leur est pas donné d'entendre."
Peut être parce qu'il n'appartient pas non plus à des éléments exterieurs (pour prendre les bouquins par exemple) de dire aux jeunes la façon dont ils doivent vivre leur sexualité, à part sur des points qui tiennent du bon sens de base. Je doute qu'avant l'apparition de ces livres, le message était porté largement : n'avait-on pas plutôt tendance, trop génés, à oublier volontairement ces sujets et à laisser les jeunes se débrouiller?
Je reste convaincu que chacun est libre malgré la "propagande" qui peut sévir, que ça soit vers la banalisation ou la diabolisation du sexe.
Il convient surtout de dire aux gens comment éviter de se retrouver dans des situations délicates. Le reste, je crois que c'est l'affaire de chacun et au final, comme vous l'aviez dit, la majorité des personnes aspirent bien à ce que vous décrivez en terme de sentiments et de stabilité : seulement c'est difficile à trouver et il faut se laisser le temps d'y parvenir (et ça, personne ne pourra le faire à leur place, éducation affective ou non).
Pour vous répondre synthétiquement, je dis simplement que les jeunes (et les moins jeunes ) sont tout à fait capables d'entendre un message de responsabilité et que c'est même irrespectueux de penser qu'ils ne le sont pas. Dans ce cadre, la communication est extrèmement importante et c'est bien aux parents à qui il revient d'établir cette communication. Dans le support en question, je vous signale qu'il est spécifié noir sur blanc que la pilule ru486 n'est qu'un médicament et que si une jeune fille tombe enceinte, la recommandation est de n'en point parler avec ses parents !
Après, le parcours des uns et des autres est libre, fort heureusement. Mais j'ai la faiblsse de croire que les jeunes méritent, comme les adultes, un message de vérité et que les parents sont les mieux placés...à condition évidemment qu'ils soient attentifs.
Un billet d'un blogueur chrétien ( désolé, Yogi !
) qui date de l'année dernière mais qui n'a pas vraiment vieilli,
enfin pour moi :
http://penseesdoutrepolitique.wordpress.com/2009/11/16/contraception-et-si-on-laissait-les-parents-faire/
@Les Yeux Ouverts: Je vous excuses bien sûr. Mes commentaires ne sont pas non plus toujours emprunts de bienveillance ;-) Je ne voulais pas faire passer les cathos pour des coincés par exemple. Simplement la vision idéalisée qu'ils ont de l'acte sexuel me semble naïve et parfois dangeureuse.
Ce qu'il faut comprendre au sujet du préservatif, c'est qu'il s'agit d'un moyen de protection (je suis d'accord qu'il n'y a pas de risque zéro, ce n'en ai pas moins un moyen de protection). Vous semblez le mettre en parallèle avec l'abstinence. Or l'abstinence n'est pas une protection. C'est un choix de vie, une attitude personnelle et intime, qui certe dispense de l'usage de protections mais n'est pas une protection pendant l'acte sexuelle. Mais dans un manuel de biologie, il ne s'agit pas d'influencer les gens vers tel ou tel mode de vie, mais plutôt de leurs offrir des outil avec lesquels ils pouraient se protéger suivant les choix qu'ils feront dans leurs propres lignes de vie.
Ce que je reproche aux chrétiens c'est, comme toute autre religion abrahamique, d'être persuader qu'ils détiennent la vérité et, même avec une certaine tolérance vis à vis des non-chrétiens, d'être choqué lorsqu'ils se retrouvent confronter aux moeurs d'autrui. Ce qui conduit ici par exemple à une diabolisation du sexe. Je me doute que vous souhaiteriez voir tout le monde abstinent en attente du grand amour, mais ce n'est pas ce que tous veulent (contrairement à ce que vous semblez affirmer). Beaucoup ne voient pas le lien entre l'acte purement physique, charnelle et animal de la relation sexuelle et le concept affectif, moral et idéal de l'Amour. D'autres ne recherchent aucun engagement car cela semble plus contraignant que le célibat tout en n'y voyant pas une raison pour être abstinent. D'autres comme moi pensent que la vie sexuelle d'une part et la vie amoureuse et sentimentale d'une autre sont indéniablement liés et devraient aller de paire, cependant l'un comme l'autre s'éduquent par expérience et qu'une vision trop idéalisée peut conduire à la déception et au désenchantement. C'est en tombant qu'on apprend à marcher, et c'est logiquement en se prenant des coups, en s'essayant dans des relations qui ne sont pas "pour la vie", quitte à être blessé affectivement, qu'on ressort plus fort et mieux préparé à s'engager dans une relation mature, complexe et aboutie. Comme disait à ma grand-mère son propre grand-père (soit mon arrière-arrière-grand-père, comme quoi la problématique ne date pas d'hier!), "Tu n'achètes pas une paire de chaussure avant d'en avoir essayé d'autres".
Après ben sûr il ne faut pas non plus tomber dans l'excès inverse, et je suis moi-même critique envers la banalisation du sexe que j'ai pu constater, en particulier dans les très grandes villes. J'ai été par exemple effaré par certains comportements dont j'ai pu être témoin dans des villes comme Londres ou St Petersburg (mais certainement aussi bien ailleurs) où certains entrent dans une logique "je bois/je baise/je me tire" dont la régularité, le naturel et la normalité supposés sont parfois proprement effrayant.
Mais je ne vois aucunement de célébration de ce mode de vie dans les manuels qui expliquent comment poser convenablement un préservatif, il s'agit plutôt d'une sensibilisation objective à la sécurité dans le cadre de rapports sexuels.
L'abstinence, comme la fidélité, sont est en effet des choix de vie auquels j'ai la faiblesse de croire que les ados peuvent entendre, je me suis déjà exprimé là dessus.
Avez-vous consulté le manuel en question ? Et navigué sur les sites proposés ? S'il ne s'agit pas d'orientation, de quoi s'agit-il alors ?
Sur ce sujet, comme sur d'autres touchant à la vie sociale, les chrétiens peuvent bien évidemment intervenir en éclairant sur des réalités humaines comme ici :
http://radix.ecclesiae.pagesperso-orange.fr/inf.bio.preserv.protect.html
Cetes en tombant on apprends mais faut-il forcément tomber et ce très jeune ? Et il y a des chutes qui peuvent être plus graves que d'autres : toutes les personnes ne réagissent pas pareil.
Merci pour votre fidélité et de...vos 4 premières lignes, en particulier
Si c'est en tombant qu'on apprend, alors oui il faut tomber. Et ça arrive quand ça arrive, jeune ou moins jeune. Les peines de coeur, ça arrive à n'importe qui et à tout âge. On peut être déçu, trahi, blessé et certe, certains l'encaissent mieux que d'autres, mais cela, ça s'apprend avec l'expérience. Alors un jour on rencontre une nouvelle personne, on recommence une nouvelle relation, on va plus loin dans la découverte de l'autre, on se rappelle des défaillances passées, et c'est ainsi que l'on se construit une identité, à la fois affective et sexuelle.
L'abstinence, vous l'aurez compris, je n'y crois pas. Enfin je respecte ceux qui pratiquent bien sûr, mais simplement je ne vois pas l'interêt, je n'ai aucune motivation à la pratiquer moi-même. Pour moi (ne le prenez pas mal) c'est comme les juifs ou les musulmans qui ne mangent pas de porc: si ça les contente, tant mieux, mais je ne dis jamais non à un morceau de saucisson. Si quelqu'un se pose des interdits vis à vis de ses propres croyances, c'est tout à fait respectable, dans la mesure où il n'attend pas des autres le même comportement.
La fidelité, c'est différent. La fidelité par définition implique forcément une autre personne. La fidelité est un devoir moral qui vise à ne pas blesser la personne qu'on aime et à qui on doit la pure vérité. J'espère aussi que la plupart des jeunes aspirent à la fidélité. Mais je ne vois pas le lien entre abstinence et fidélité.