Quelques contributions au débat sur le métissage ou si vous préférez sur « l’identité nationale »:
Intégration.
Naguère on prenait soin de distinguer l'intégration de l'assimilation ; l'intégration était la transplantation, dans un pays donné, d'une communauté allogène avec (…) sa culture, au lieu que l'assimilation, laquelle « rend semblable » au pays où l'on se trouve, est la fabrique de citoyens(…). L'assimilation
suppose qu'à Rome, on vive
comme les Romains, selon le premier adage de la politique et de la politesse (lesquelles
sont de même racine).
Il semblerait qu'aujourd'hui plus personne n'ose parler d'assimilation, ou que, lorsqu'on voudrait en parler, on emploie malencontreusement ce mot unique d'intégration, lequel est son parfait contraire. Les mots ont plus de rigueur que ceux qui les emploient:
si elle n'est pas le prélude à l'assimilation, l'intégration conduit naturellement à la désintégration nationale.
Philippe Barthelet – Valeurs actuelles - 20/02.04
Et pourtant...
Pour la première fois depuis que l'immigration pose en France un problème d'« intégration »,
le terme et le concept d'assimilation ont été officiellement osés au sommet de l'État républicain.(…) .
Depuis vingt ans et plus, on le sait, le mot d'assimilation avait été obligatoirement
remplacé par celui, d'emblée moins exigeant, d'intégration.
Le président de la République (Le Monde du 9 décembre 2009) a employé le mot pour souhaiter
une « assimilation réussie », dans laquelle il voit « la clé ». Il s'est exprimé ainsi : « La clé de cet enrichissement mutuel qu'est le métissage des idées, des pensées, des cultures,
c'est une assimilation réussie. »
Il est douteux que l' « assimilation » soit le guide du « métissage ». Elle en serait plutôt l'antidote.
Et si l'on se met à la réhabiliter dans le langage officiel, on s’apercevra vite que ce qui a été
vraiment "la clé" comme dit le Président, ce fut la renonciation initiale par laquelle la simple
« intégration » fut substituée à la traditionnelle assimilation.
D’après Jean Madiran – Présent – 12 décembre 2009
"La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une france du métissage"
Notre Nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de
notre identité nationale. 100.000 étrangers acquièrent chaque année la nationalité française,
soit 4,4% de la population étrangère, contre 2,2% en Espagne et 1,6% en Allemagne.
Cependant, les délais de la procédure d'acquisition de la nationalité française
semblent encore
excessifs. La durée d’attente de la décision, favorable ou défavorable, dépasse un an
dans certains départements. Vous entreprendrez les actions nécessaires afin de renforcer
et de simplifier cette procédure.
31 mars 2009 – Nicolas Sarkozy – Lettre de mission à Eric Besson, Ministre de l’immigration,
de l’intégration, de l’identité nationale et du développement
solidaire.